Foyers INVIA - première évaluation de l’impact social
En 2024, les Foyers INVIA réalisent leur première évaluation de l’impact social
La réalisation de la première évaluation d’impact social vise à mesurer les effets concrets de nos actions sur les jeunes accueillis. Quatre thèmes centraux ont été explorés : la sécurité, la santé, la scolarité et les découvertes.
- La sécurité
Souvent qualifié de « méta-besoin », la sécurité fonde les bases émotionnelles, sociales et cognitives de l’enfant puis de l’adolescent. Après une enfance parfois carencée, l’accueil en foyer vise d’abord à constituer un espace de sécurité physique et affective.
Garantir un cadre sécurisant est essentiel pour le bien-être et le développement des jeunes. L’évaluation de l’impact social dans nos foyers a permis de mieux comprendre le ressenti des jeunes et de valoriser leur parole.
Cette analyse met en lumière le rôle des équipes éducatives, ainsi que les défis à relever pour assurer un accompagnement adapté à leurs besoins.
Ainsi,
- 85 % des jeunes déclarent se sentir en sécurité dans nos foyers (11 % ne se prononcent pas) et ce dès les premiers mois d’accueil.
- 77 % attribuent ce sentiment de sécurité à la présence et à l’action des équipes éducatives.
- 83 % des jeunes affirment se sentir écoutés par l’équipe éducative. (Marge d’erreur : 4,6%)
L’évaluation d’impact souligne aussi des points d’attention :
- 5 % des jeunes expriment un sentiment d’insécurité, exclusivement des filles. Ces dernières sont également moins nombreuses à se sentir écoutées, avec un écart de 10 points par rapport aux garçons. Cependant, les éducateurs considèrent que les filles les sollicitent davantage que les garçons.
- Les épisodes de violence concernent une très petite minorité, souvent accueillie en urgence et en grande souffrance faute de lieux mieux adaptés. Ces derniers ne bénéficient souvent pas de l’étayage psychiatrique dont ils auraient besoin, et/ou refusent les soins proposés.
Nos résultats nous confortent dans le choix que nous avons fait de maintenir une présence éducative la nuit qui reste un levier essentiel afin de mieux répondre aux besoins spécifiques des jeunes : gestion des angoisses nocturnes, réactions psychosomatiques, et comportements à risque.